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RECRUTEMENT

INTERVIEW

A. Planson, consultante : les ingénieurs n'ont pas leur place en conseil en protection sociale ?

Anaïs Planson, diplômée de l'École Centrale de Nantes, nous a rejoint en septembre 2020. Après son stage de fin d'études, elle a décidé de rester. Elle raconte son parcours, son expérience du conseil en protection sociale et montre qu'un.e ingénieur.e a toute sa place chez nous.

Un mot sur ton parcours pour commencer ?

J’ai longtemps hésité entre un parcours artistique et scientifique. Après le baccalauréat, j’ai décidé d’intégrer Duperré en mise à niveau arts appliqués. Après une année en école d’art, mon goût pour les mathématiques m’a finalement conduite en prépa scientifique.

Ayant toujours été intéressée par des domaines très différents, j’ai choisi une formation pluridisciplinaire en intégrant Centrale Nantes. J’y ai suivi de nombreuses options différentes et en particulier l’option « entreprendre » dans le prolongement de laquelle j’ai créé une marque de t-shirts écoresponsables.

En plus de ce parcours éclectique et de ma formation d’ingénieure généraliste j’ai aussi, en partenariat avec Audencia, contribué à un programme d’ouverture sociale et d’égalité des chances destiné à des lycéens. Cette expérience de bénévolat a renforcé mon envie de mener des projets à impact social.

Qu’est-ce qui t’a incité à nous rejoindre en stage ?

Pendant mon année de césure en école, j’ai réalisé un stage dans le conseil en IT. J’ai apprécié la diversité des missions et la possibilité d’apprendre constamment de nouvelles choses. Pour mon stage de fin d’études, j’ai souhaité faire une nouvelle expérience dans le conseil, plutôt orientée vers le management et la stratégie, tout en apportant mes compétences scientifiques sur des sujets en lien avec la data et l’innovation, une des expertises de YCE Partners.

J’ai tout de suite été attirée par l’expertise de YCE Partners dans le domaine de la protection sociale (la santé, l’emploi et la retraite sont des secteurs essentiels, aujourd’hui peut-être plus que jamais !) et son engagement social. Par exemple, cette année le cabinet accompagne plusieurs projets d’entrepreneurs de l’insertion au titre d’un mécénat de compétences. Par ailleurs, le cabinet est en pleine croissance, et j’ai eu envie de participer à son développement.

Après deux entretiens, j’ai eu le sentiment que les initiatives étaient encouragées et que l’équipe du cabinet était très à l’écoute, ce qui m’a définitivement convaincu de rejoindre YCE Partners.

Tu as fait plusieurs stages avant de nous rejoindre. Une différence marquante chez nous ?

J’ai réalisé des stages de natures très différentes au cours de mes études et mon année de césure en effet : j’ai été en appui au pilotage d’un projet dans une grande entreprise de télécommunications, consultante stagiaire dans un cabinet de conseil en IT, développeuse pour une start-up canadienne, et enfin consultante stagiaire chez YCE Partners.Chez YCE Partners, j’ai apprécié la convivialité et la taille humaine du cabinet qui laisse la possibilité de connaître tous les consultants (du moins hors période de crise sanitaire !). Les managers et les associés incitent à partager nos retours et à donner notre avis aussi bien en mission que sur la vie du cabinet. Les échanges entre tous les grades et les initiatives sont encouragés et facilités. Cette culture d’entreprise m’a favorablement surprise.

Qu’est-ce qui t’a décidé à rester à la fin de ton stage ? Quel a été le "déclic" ?

Peu avant la fin de mon stage, je me suis rendu compte que j’avais beaucoup appris sur la protection sociale et que j’avais encore énormément à apprendre aussi bien sur la santé que sur l’emploi et la retraite/autonomie dans les secteurs publics et privés. J’avais envie d’explorer davantage ce domaine dans une entreprise stimulante et bienveillante !

Tu veux bien nous raconter une mission qui t’a particulièrement marquée ?

Pendant mon stage chez YCE Partners, j’ai essentiellement travaillé sur une mission pour définir la stratégie d'action sociale de l’Alliance Professionnelle, un rassemblement de six groupes de protection sociale professionnels.

J’y ai mené des projets très divers. En plus du travail organisationnel, j’ai rédigé une newsletter mensuelle sur l’action sociale, participé à la création d’une enquête clients et à l’étude de scénarios d’action sociale, analysé des réponses à des entretiens individuels, etc.

D’autre part, cette mission a été particulièrement intéressante pour moi car elle a été l’occasion de découvrir comment mener une mission en stratégie.

Qu’est-ce que ta formation d’ingénieure t’apporte en mission au quotidien ?

Je pense que ma formation d’ingénieure m’a permis de développer une certaine rigueur, une capacité d’analyse et de synthèse, mais aussi une approche critique. Toutes ces compétences sont très utiles au quotidien en mission.

D’autre part, je pense qu’une telle formation permet de proposer des méthodologies efficaces et innovantes sur des points organisationnels. Par exemple, j’ai récemment mis en œuvre une nouvelle façon de piloter des projets au sein du Centre de Compétence Innovation* visant à optimiser les temps de réunions d’avancement.

De manière plus ponctuelle, j’ai eu l’occasion de coder pour deux missions, notamment sur R pour réaliser une étude statistique. Une formation d’ingénieur peut donc aussi permettre de développer des outils/algorithmes utiles à l’analyse de données clients et faire la différence !*

Les Centres de Compétences (ou CC) sont des groupes de travail réunissant plusieurs consultants pour renforcer en continu notre expertise en santé, emploi, retraite, avenir de l'action publique ou innovation. Le CC innovation a vocation à faire évoluer notre pratique du conseil et à améliorer l'expérience de nos clients.

Et pour finir : un mot pour les ingénieurs qui pensent que ce métier de consultant en stratégie et management n’est pas fait pour eux ?

Je pense que les formations d’ingénieurs permettent de s’adapter à tous les types de missions dans le conseil et d'appréhender les enjeux du développement de la data, de plus en plus au cœur des transformations stratégiques des acteurs de la santé, de l’emploi et de la retraite/autonomie aussi bien publics que privés. Si vous avez une appétence pour la stratégie et le management, n’hésitez pas à vous lancer !

Lucas Schneider, 16.03.2021

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